Texte libre

nouveau!

"Jason et la fin des temps"

L'aventure inopiné d'un étudiant qui va voyager dans le futur...jusqu'à la fin des temsp...

nouvelle à suite ...bientot publié sur ce blog !

 

Vendredi 15 septembre 2006 5 15 /09 /Sep /2006 23:14

IL COURT TOUJOURS...

 

 

 


L'homme courait...il courait encore...et encore.
A chaque pas souple et rapide, cadencé, ses muscles se
dessinaient sous sa peau, à chaque pas son souffle sifflait sous l'effort. Rien ne semblait l'arrêter et lorsque son pied heurtait le sol, déjà le suivant le propulsait en avant dans une nouvelle enjambée.
Le regard bien droit devant lui, le corps à peine courbé, les bras en balancier, les poings serrés, il grimpait la pente sans faire cas du froid et de la neige, de la crasse et de la sueur qui le couvrait, des gouttes salées qui lui piquaient les yeux. Les lèvres desséchés, ses haillons trempés il continuait inlassablement sa course.
Autours de lui un paysage splendide et silencieux étouffait le son de sa course. De hautes
montagnes aux cimes enneigés se dressaient en cirque au nord de sa destination. Le ciel était limpide, clair comme celui qu'on trouve en altitude, lorsque l'oxygène se raréfie.
Etonnamment aucun bruit ne venait troubler celui de ses pas sur la rocaille, pas un oiseau, pas rongeur dans des fourrées ou un équidé perché sur une crête.
La faune étrangement absente rendait encore plus singulière la course de l'homme.
Tout son esprit était fixé sur son objectif qu'il ne quittait pas des yeux, le
sommet de la montagne. Il espérait de là haut voir de l'autre côté et peut être
trouver de l'aide, ou du moins descendre dans la vallée et s'y réfugier pour
oublier ce cauchemar qu'il vivait depuis...depuis quand en fait, il n'avait même
plus la notion du temps !

Quand cela avait il commencé ? ah oui, c'était mercredi alors qu'il roulait dans sa vieille camionnette. Il était partit rétablir les communications téléphoniques coupés à la suite d'un orage.
Seulement son collègue étant malade il était seul avec une carte pour trouver le
point signalé par l' hélico suite aux avaries.
L'orage avait été terrible et lorsqu'à une heure du matin, Joe, son chef, l'appelait pour
l'envoyer en mission il aurait préféré ne jamais être d'astreinte. Ce soir là tout
avait basculé et jamais plus il ne rêverait sa famille et son petit coin de paradis, la
bas dans le Tennessee.
Jack avait donc décroché le téléphone vers une heure du matin.

- oui...putain, je connais même pas ce secteur. Joe, bon dieu, t'as pas quelqu'un
d'autre à foutre sur la route.

- écoute mon gars , avait rétorqué joe de sa rude voie de fumeur, ici il n'y a plus
personne, tout le monde est parti réparer les avaries de ce foutu orage, alors laisse
ta flemme de coté, tu prends le camion et tu vas à Castlerock. C'est à vingt cinq kilomètres
après le drive in, sur la route de Shamstone.

- c'est bon...

- T'auras droit à un café offert par la compagnie.

- fallait le dire... il avait déjà raccroché !

Jack reposait lentement le combiné.

- pfff, quelle connerie d'orage.

Il traversa lentement la pièce sombre, s'arrêta devant la chambre de ses enfants,
l'entrebâillant pour vérifier se ces rejetons dormaient. Le ronflement
sourd de Mickael, quatre ans, semblait le confirmer. Quand à son frère, il était étendu
par terre, serrant dans ces bras son dernier jouet, une réplique parfaite de
kalachnikov. Jack referma la porte en pensant que les enfants de maintenant
étaient bien différents de ce qu'il était au même âge.
Il passa ensuite dans sa chambre ou dormait sa femme Bonnie dans une position
qui était pas vraiment à son avantage. Jack avait autre chose à faire pour ce soir fort heureusement.
Il prit ses vêtements de travail et fila s'habiller dans la salle de bains.
Au passage il glissa sur un jouet de Mickael en manquant de s'étaler
sur le parquet.
- putain de merde !  Encore un juron qu'il ne confessera jamais dans une l'église.

Il resta à regarder le jouet en le contemplant d'un air ahurit pendant au moins une minute.
Le jouet débile tenait de la canette de Bud et de l'ours en peluche, un espèce de truc
au corps cylindrique et à la tète d'ours. En fait, à y regarder de plus près il s'agissait
bien d'une canette de Bud sur laquelle le gentil petit Mickael avait planté la tête de
son ours préféré. Jack se dit que vraiment son enfance n'avait pas été la même!

En sortant de la maison il s'arrêta
contempler la nuit noire avec toute ces étoiles auxquelles il ne comprenait pas grand
chose. Là sur le porche il en profitait pour fumer une cigarette sans que Bonnie le
sache.
- allez Jack, au boulot

Le moteur de la Chevrolet cahota, il donna un coup
d'accélérateur qui eu pour effet de faire vrombir le moteur et aboyer tous les chiens
du quartier. Il descendit au point mort la pente qui menait du pavillon à la rue. Une
rue typiquement américaine avec ses larges trottoirs et ses pelouses rectilignes et
bien tondues. Il enclencha alors la première et la camionnette avança
lentement sur les routes désertes pendant une bonne demie heure.

- bon dieu, il est où se putain de bled à la con ?
Jack s'était arrêté à un croisement, il regardait à droite puis à gauche, puis en face,
plus de panneaux pour indiquer la direction de Castlerock. Il avait pourtant dépassé
depuis cinq kilomètres le drive in.
- ils pourraient pas foutre des panneaux par ici, connerie de pays !

Jack regardait le plan en s'éclairant d'une petite torche électrique en fin de vie.

- ce plan est tellement crasseux que je vois rien.
Soudain des lumières avancèrent lentement en face de lui. Deux gros points jaunes
aveuglants.

- ah, peux être qu'il va m'aider à retrouver ma route.
Jack descendit de la Chevrolet et s'avança au milieu de l'intersection en agitant le
bras en guise de signe. Les lumières disparurent instantanément, absorbés par la nuit, Jack
stupéfait scruta le noir, plissant les yeux, puis les écarquillant.
- mais bon dieu il est passé où ?
- ohé...aucune réponse, aucun bruit, il commença à avoir peur.

Puis lentement un vent tiède effleura son visage et ses mains. Son t-shirt se mit à
flotter sous l'effet d'une légère brise.

- putain de... ?

Jack s'apprêtait alors à détourner les talons pour aller chercher son Smith & Wesson
dans la voiture quand il entendit un léger sifflement au dessus de sa tête.
Il leva alors les yeux au moment ou une lumière blanche aveuglante et une chaleur intense
convergèrent vers lui, l'éblouissant. Tout autours de Jack un halo de lumière
irradiait tout le carrefour, le sifflement s'amplifia jusqu'à devenir strident et Jack
paralysé de terreur perdit connaissance en s'affalant mollement sur le bitume chaud.
Tout ce qui suivit n'était plus qu'un cauchemar de sons et de couleurs. Son corps
entièrement paralysé était hissé à bord de l'engin volant...Il ne savait pas combien
de temps il y était resté mais lorsqu'il reprit connaissance il était dans un endroit
totalement inconnu, loin de chez lui. Il ne savait pas non plus ce qu'ils avaient bien pu lui
faire mais son corps semblait intact, si ce n'est une barbe de deux jours.
Il se releva ankylosé mais frais et disponible. Autours de lui les cimes des
montagnes enneigées lui firent plisser les yeux sous l'albedo. Il faisait très beau, très chaud
même. En face une piste rocailleuse semblait se diriger vers un des pics, il s'y engagea à petites foulées d'abord puis en courant, poussé par un pressentiment...

Dix heures après Jack courait toujours.
Il grimpait à grandes enjambées sans faiblir car il voulait vivre, vivre encore et
chacun de ses pas lui donnait une chance.
Le seul avenir envisageable était d'arriver en haut de ce col car peut
être là bas quelqu'un pourrait l'aider, peut être qu'il aurait la force de descendre dans la
vallée, où c'est sûr, il trouverais du monde, il serait sauvé.
Mais tout ne tenait plus qu'à cette course entamé depuis des heures et ses
périodes de repos étaient comptés, il ne pouvait fermer l'œil persuadé qu'ils le
rejoindrait et le tuerait dans son sommeil.
Ils lui était apparus peu de temps après sa première pause, alors qu'assis sur un gros rocher
il contemplait le fond de la vallée.
ILS étaient couverts de la tête aux pieds d'une grande toge sombre, leurs
visages étaient totalement encapuchonnés, n'étaient jamais visibles et ils glissaient
sur le sol comme des reptiles, d'ailleurs il émanait de chaque Etre un sifflement de
serpent et lorsqu'ils le voyait les sifflements s'amplifiaient dans sa direction en même temps
qu'ils pointaient leurs mains gantées dans sa direction. Ils étaient quatre et chacun
mesurait au moins deux mètres, leurs longues queues luisantes de lézard dépassaient des
houppelandes, larges et épaisses, écailleuses et grasses.
Les créatures tenaient dans leurs mains des tiges de métal à trois branches au manche court, au bout desquels un arc électrique bleu émettait un ronronnement.
Une fois, l'une d'elles avait tiré à au moins deux cent mètres de distance, elle n'avait même
pas pris soin de viser et pourtant la lumière bleu s'abattit à un mètre de Jack,
foudroyant un sapin. La créature émis un long sifflement de plaisir. Depuis il ne les laissaient plus approcher d'aussi prêt, préférant à ne plus à avoir à contempler leur déhanchement d'horreur.

Alors il courait...il courait avec les démons à ses trousses. Pourquoi était t' il ici ? Pourquoi ces êtres le chassaient ? Qui l'avait amené ici ?
Jack préférait ne pas savoir, il voulait retrouver sa famille et se faire
engueuler par Joe pour la ligne électrique qu'il n'avait pas réparé. Il était fatigué, il voulait aussi dormir et puis manger. Dieu seul sait depuis combien de temps il n'avait pas avalé
quelque chose.
Le soleil lui brûlait la peau, la sueur dégoulinait sur son visage, ses muscles étaient
crispés, au bord de la crampe mais jack y arrivait, il voyait le sommet. Il ne courait
plus maintenant à cause de l'altitude, il marchait, gravissant péniblement les derniers
mètres qui le séparaient du col.
Il entendit un nouveau sifflement, se retourna et vit les quatre êtres qui le montraient du
doigt plus bas dans la pente. Ils le rattrapait, il accéléra encore et gravit les
derniers mètres comme une bête, en s'aidant de ses mains pour accéder au
sommet, suant et écumant.
Il arriva enfin au col et tomba sur le dos, les yeux
vers le ciel, reprenant sa respiration difficilement, il haletait et son cœur battait trop vite.
Le passage du col était curieusement plat comme une enclume, lisse comme
du marbre et de couleur obsidienne. Jack se
leva et s'approchât du versant opposé pour y voir une trace de civilisation mais ce qui s'offrit à sa vue de l'autre côté le paralysa sur place. Il contemplait de tout son champ de vision une mer immense, une
mer qu'il ne connaissait pas et qu'il découvrait pour la première fois. Au loin dans l'horizon un
deuxième soleil, rouge orangé et deux fois plus gros que l'autre disparaissait
sur la mer la couvrant de ses reflets colorés.
Les créatures apparurent à l'autre bout de la plate-forme, raides comme des
piquets. Elles approchaient lentement et Jack voyait maintenant leurs langues longues et vibrantes sortir de leur capuches sombres, frémissantes d'excitation, c'est cet
appendice qui produisait le sifflement, peut être que c'était leur mode de communication.
Jack ne voulait pas voir sous leur capuches, il redoutait plus que tout ce qu'il allait y
trouver, il ne voulait pas non savoir ce qu'il lui arriverait pas plus qu'il ne voulait
mourir. Il se retourna pour contempler cet horizon fabuleux. Ces créatures l'avait elles
donc emmené sur leur planète pour le simple plaisir de le chasser. Où était-il ?
Où était la terre ?
Jack les entendaient dans son dos mais il ne voulait pas se retourner, il attendait sa
fin en s'efforçant de ne plus penser.
Il y eu alors un autre sifflement plus distinct, il sentit une vague d'air chaud sur son
visage et ses mains, ses haillons se mirent à onduler sous l'effet d'une brise légère, cela
lui rappelait quelque chose, il leva les yeux et un éclair éblouissant jaillit, une lumière
blanche et chaude virevoltât autours de lui, il s'évanouit et fut hissé par le rayon
tracteur dans l'engin spatial.

Jack se réveilla en sursaut, le corps moite, avec une barbe d'une semaine. Le soleil
l'aveuglait, ses yeux était collés ,il les frotta. Il était sur une plage bordé par une forêt tropicale, allongé sur du sable
blanc et fin, la mer était calme. De la forêt émanais des bruits d'animaux qu'il n'avait
jamais entendu, des barrissements graves, des
rugissements déchirants et féroces. Il s'assit, quelque chose bougeait à l'orée du
bois. Jack attendit immobile et la chose qui en sortis le stupéfiât. Un gros vers, grand
comme un éléphant ondulait sur le sable. Sa peau couleur chair était flasque et
grasse, l'animal stoppa son avancé, huma l'air et tourna sa tète dépourvue d'yeux
vers l'homme. Sa bouche bavait et il s'humectait constamment, il ondula alors vers
Jack en poussant un barrissement sur une note unique, plaintif et apeuré, c'était un
appel. Jack compris que la bête n'était qu'un bébé et qu'elle appelait ses parents, il
se mit alors debout et fuit la scène en courant sans un regard en arrière...mais
pour aller où ?...pour aller où Jack ?

 

 

 

 

(c) Bruno Bazot - juin 1998
version réécrite -mai 2005

Par mr pink - Publié dans : shortstories
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 15 septembre 2006 5 15 /09 /Sep /2006 23:12

Comment voyez vous le futur ?

Phylis reposait le journal sur la table prêt du café fumant. Sur la pleine page, la publicité montrait un homme et une femme jeune, de dos, sur un promontoire rocheux. Face à eux s'étendais à perte de vue une forêt verdoyante au dessus de laquelle une pyramide de métal et de verre flottait. Dans le ciel, deux lunes jumelles bleutées dominaient le couple main dans la main. La publicité de la van hesling corp vantait la toute nouvelle terre promise à l'humanité. Nous étions en 2479, et la seconde partie du troisième millénaire s'annonçais avec la plus grande ferveur connu depuis celle qui vit Colomb découvrir les Amériques.
Depuis lors, la terre avait été fouillé et observé de partout, les hommes avaient gagnés et perdu des guerres contre eux même, d'autres étaient morts de faim dans les grandes disettes, l' Europe s'était construite et enfin affirmé comme la seule puissance économique pouvant rivaliser avec l'extrême orient chinois et indien.
Mais tout cela s'était vite oublié depuis l'avènement des voyages interstellaires, depuis que l'homme s'était enfin tourné vers les étoiles... à l'ère de la conquête spatiale.
Phylis regarda à la fenêtre, dehors la pluie tombait toujours sur Bruxelles, d'ici elle voyait le downtown qui transperçait le brouillard avec fierté, ses tours érigés à plus de milles mètres pour celles des majors compagnies hollandaises.
Ces trusts avaient modifiés depuis un siècle le paysage des pays bas avaient construits sur la mer de gigantesques réseaux de plate-formes ou étaient assemblés les navettes de l'espace. Les pays bas n'était plus qu'un vaste chantier, et le plein emplois ne trouvant plus assez de main d'œuvre il avait fallut relancer l'invitation de l'immigration, ainsi la grande Europe toute entière travaillait sur les programmes spatiaux. Les ports de Méditerranée  assemblaient les éléments des coques fabriqués dans l'arrière pays, en Algérie, en Turquie, en Pologne. En France on construisait les fameux réacteurs à fusion, en Norvège, en Finlande on préparait les ordinateurs de navigation à l'autonomie. Ces ordinateurs étaient la technologie qui avec les réacteurs à fusion avaient permis les premières explorations des autres étoiles. Depuis la colonisation de la nouvelle terre, la bas dans le système d'Andromeda, elle captait toute les attentions politiques et industrielles. Car tous se tournaient vers le nouvel eldorado, vers la nouvelle Terre !
Ces fameux ordinateurs, encore que le terme paraisse anachronique pour ce type d'intelligence artificielle, étaient un ensemble de systèmes autonomes qui géraient à eux seuls les longs voyages. Leur apprentissage au fonctionnement autonome se faisait par comparaison entre tous les éléments de connaissance de la terre et des hommes, ils emmagasinaient tout simplement toute la culture acquise par l'homme depuis qu'il s'était tenu debout dans la savane il y' avait plusieurs millions d'années. Tout était lu, vu, écouté, enregistré, comparé, analysé par chaque machine qui se l'appropriait afin de se créer sa propre signature, sa propre objectivité, fixé pourtant part des gardes fou programmés dès leur assemblage. Des tabous, des interdits et des règles élaborés par les psycho-informaticiens ; ceux qui avait donnés quasiment la vie à ces machines. Bien sur et même si à leur parler il était trompeur de discerner qu'il s'agissait d'une machine, il ne s'agissait que de formidables outils de stockage et de traitement de l'information.
S'il fallait vous donner une idée de cette formidable puissance, il faudrait vous imaginer leur capacité à quantifier le hasard. Imaginez vous devant l'écran de votre ordinateur, imaginez que vous regardiez vos photos numériques, des photos de vacance, les photos de vos amis, vos photos de voyages. Combien de photos pourriez vous ainsi regarder, combien de photos différentes pourrait afficher votre ordinateur si sa mémoire était infinie? autant que vous pourriez en prendre ? une infinité alors...et pourtant non ! car votre écran est une matrice d'un nombre de pixels définis capable d'afficher une quantité de couleurs définis parmi une palette définie. Si une machine pouvait calculer toutes les possibilités offertes par les combinaisons des valeurs de l'affichage, alors elle pourrait aussi créer toutes les photos rendus possibles par ces valeurs, elle pourrait afficher sans les avoir vu, sans les avoirs récupérés de l'extérieur des paysages et des gens pourtant inexistants. Elle pourrait créer une vie aussi vrais que ce qui existe et pourtant elle n'aurait aucune réalité.
Cette formidable capacité, est celle que possèdent désormais ces machines, à tel point que les paramétrages et les règles de fonctionnement ne peuvent être fixés que par des psychologues de l'informatique afin d'éviter tout débordement non prévisible, car il n'est plus possible pour aucun homme de savoir ce que ces machines peuvent décider ou non. Si c'est un atout formidable d'autonomie dans les longs voyages spatiaux il est indispensable dès le départ de figer leur champ de possibilité. Tout comme le moule de fonte reçoit le métal en fusion, ils reçoivent une conscience artificielle délimité par le moule d'origine.
Alors philis se décidait lentement elle aussi au départ, pourtant elle avait tout ici , qu'est ce qui donc pouvait la motiver elle comme les autres à partir en exode, un exode qui ne promettait pas de retour avant des années !
Et qu'est ce qui poussait l'Homme de façon générale à toujours aller plus loin et encore plus loin ! après avoir conquis tous les continents, après avoir marché sur la lune, après avoir expédié des robots dans le système solaire il fallait maintenant que nous allions voir les autres systèmes ? et cela ne nous suffisait t'il pas ? non, bien sur car il fallait que nous nous essaimions sur une nouvelle planète. Le sacrifice était immense pour les colons, le voyage très long ne leur promettait que peu d'opportunité de retour, l'éloignement de la terre serait cruel...et pourtant
tous les jours les candidats affluaient vers les bureaux d'émigration d' Andromeda.
Que cherche vraiment l'homme dans sa course en avant? personne ici n'avait encore su répondre mais quelqu'un avait il déjà posé la question comme il le fallait?
Pourtant... au plus loin que puissent aller nos machines... au plus loin que puissent se propager nos ondes radios... au plus loin qu'il existe la moindre parcelle d'humanité... plus loin encore que porte la lumière des plus anciennes galaxies et plus loin même que porte l' écho du big bang... Plus loin que le bouillonnement de vie des nuages gazeux en gestation d'étoiles et dans les plus éloignés des parties de l'univers... dans les plus sombres... il existe une réponse...
un jours l'homme la trouvera peut être avant qu'elle ne le trouve.
Mais pour cela il faudra que philis quitte la Terre, qu'elle quitte ses amis, sa famille. Qu'elle accepte ce long voyage, puis qu'elle recommence une vie la bas à 4,5 milliards d'années lumière. Alors elle se mariera à un autre colon, elle aura des enfants qui eux ne connaîtrons que cette terre. Eux même auront de nombreuses descendances sur des milliers d'années...et un jours leurs descendants auront peut être oublié la Terre, et à leur tour ils voudront eux aussi partir, toujours plus en avant , toujours plus loin... Mais pour cette histoire il nous faut faire encore un bond dans l'avenir, puis un autre, et encore un autre, puis combien encore ? combien jusqu'à ce que l'on atteigne les confins de notre monde, de notre univers...jusqu'à ce que le bateau chavire...

 

 

Bruno Bazot, mai 2005

 

Note de l'auteur : le sujet du concours étant " comment voyez vous le futur ? " je ne me voyais pas décrire un futur particulier, j'ai donc choisi de faire plusieurs bonds, plusieurs flashs qui s' enchaînent d'eux même, à compter du premier qui rebondie sur la question en la plaçant d'avance dans l'avenir. Le but final étant de tendre vers le futur ultime, tel une courbe qui tend vers l'infini sans jamais l'atteindre.
Et si vous vous demandez ce que l'homme pourrais découvrir dans ce futur ultime, eh bien la réponse est ici, dans le texte... "
1


1


Par mr pink - Publié dans : shortstories
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 15 septembre 2006 5 15 /09 /Sep /2006 23:11

   Rien contre rien

...l'espace insondable s'offrait en spectacle aux navigateurs, noir, silencieux, enveloppant de partout le petit transbordeur. A u dehors le vide et le froid figeaient la scène et seule la lumière des réacteurs à fusion perçait la douceur ouaté de l'immensité.

Pourtant au dedans une scène de la plus grande importance se jouait...

L'exobiologiste se tenait debout, raide comme un piquet, face au hublot, tendu de tous ces membres. " capitaine, je suis formel, les instruments ont détectés une forme de vie intelligente du 1er degré"
-" écoutez, la planète est recouverte de glaces, isolé des autres systèmes les plus développés, pensez vous vraiment qu'il nous faille perdre du temps sur le trajet ?"
- vous connaissez le code, toute forme de vie doit être observé avant toute décision.
- ces êtres n'ont probablement qu'une durée de vie limité au cycle glaciaire de cette planète, il ne valent pas le déplacement.
- peut être mais il y'a malgré tout dans leur schémas mental quelque chose d'étonnant que je n'arrive pas à saisir, quelque chose de nouveau je dirais...il faut y aller !

L'exobiologiste avait déjà prouvé par trois fois la pertinence de ces suppositions sur trois planètes. A chaque fois l'équipage du transbordeur avait reçu les louanges de l'académie des sciences et de façons non négligeable une promotion. Aussi le capitaine n'oserais réellement s'opposer à l'exobiologiste. D'autant que ce serais se mettre à dos l'équipage.
Non ce qui le gênait s'était de ne plus avoir la primauté de la décision, lui le capitaine de ce vaisseaux de la flotte d'exploration de leur si grand empire.
Il savait qu'il allait devoir accepter d'envoyer des sondes, cela durerais probablement 48h. Puis si les sondes confirmerais l'analyse pré-contact il fallait envoyer l'explorateur. Et ensuite ? C'est là que les ennuis arrivent en général. Cette perte de temps, cet arrêt sur leur carnet de route, il allait devoir le justifier auprès de ce supérieurs. Bien sur une découverte de plus pourrait encore les gratifiés , mais il savait bien qu'une telle configuration risquait plutôt de ne rien apporter de mieux qu'un foutu retard sur leur mission. "peste soit de cette planète " pensait-il.
Les sondes furent donc envoyés. Elles revinrent en 36 heures avec une confirmation des dires de l'explorateur. Mais rien de beaucoup plus précis. L'exobiologiste insistait.
Il nous faut explorer capitaine !
- vous savez il en coûte de lancer une mission d'exploration, vos convictions ne suffisent pas, il me faut une certitude vous comprenez ? mes supérieurs ne se contenteront pas de ça quelque soit vos états de service précédents.

L'explorateur qui forcément était de la discussion se décidé à intervenir

- Nous avons la une intelligence du 1er degré. Visiter cette planète représente un danger certain pour mon équipe, vous savez que d'autres missions en milieu hostile se sont très mal passés. Nous risquons notre vie en bas.  Sans compter qu'il est très délicat d'intervenir auprès d'organismes en évolution sans impliquer un changement dans leur environnement...et de là pour eux même.
croyez bien que je partage vos idées, répondit l'exobiologiste, une intelligence du 2nd , voire du 3èm degré assurerait la certitude de cette exploration, néanmoins bien que j'ai du mal à le définir leur schéma mental semble évoluer différemment de tous ceux que j'ai eu l'occasion d'étudier.
Depuis déjà un millénaire, les missions d'exploration militaires se succédaient. Les formes de vie dites du 1er degré, essentiellement animales ne représentait qu'un intérêt moindre, du moins pour le moment.
Elles étaient classés, répertoriés et observés de façon régulière. Beaucoup plus motivant étaient les intelligences du second degré, celles disposant de la technologie, bien souvent organisées en sociétés bien établis sur leur planète d'origine.
La troisième forme d'intelligence, l'ultime au regard des navigateurs était celle disposant du voyage interstellaire, s'affranchissant par la même occasion de leur propre planète. La règle pour les intelligences du second degré était de ne surtout pas bouleverser leur développement, donc d'intervenir rapidement et le plus discrètement possible. Mais la règle valable quelque soit le degré rencontré était de donner pour recevoir. Tour échange culturel ou technique d'un coté devait s'accomplir de l'autre. Dans le cas contraire la mission ne pouvais être considéré comme équitable donc non validé par le conseil suprème. C'était une très ancienne règle, héritage de la grande tradition d'apprentissage qui fit de cette civilisation la plus aboutie des formes de vie .
L'exobiologiste se tourna vers l'explorateur"explorateur, je me soumettrais à votre décision après votre observation. Allez là bas et nous verrons ce que vous trouverez".
- l'explorateur se tourna vers le capitaine, attendant son aval
Le capitaine retrouvant de sa splendeur devant le choix qui lui incombait dit fermement
- allez y nous verrons bien...

Le transbordeur faisait désormais face à la planète terre bien qu'aucun d'eux ne la connaisse sous ce nom. Elle ne représentait pour eux qu'une planète de plus, avec son petit soleil, isolé du centre de la galaxie, rien de plus que des millions d'autres systèmes solaires.
La terre était recouverte de calottes glaciaires, s'était il y'a 15000 ans...
Pendant 48h de plus la frégate stationna dans l'entourage de la terre. Le module d'exploration parcouru la planète pendant tout ce temps.
L'explorateur avec ces 4 membres d'équipage se dirigea d'abord vers les immensités glaciaires où ils voyaient des troupeaux d'énormes mammifères à poils laineux en procession sur des centaines de mètres. Parfois l'un d'eux à cause de son poids transperçait la glace plus fragile en certains points. Immobilisé et abandonné par les siens poursuivant leur périple il attendait la mort en barrissant lugubrement.
Ils se posèrent à côté de l'un d'eux agonisant.
- qu'il est laid, s'écria le second en approchant
La bête avait la moitié de l'arrière train enfoncé dans la glace. Ses longues défenses dépassaient encore comme pour éloigner les prédateurs.
De prédateurs ils firent la rencontre. Un petit mammifère féroce au pelage blanc et à la machoire emplie de dents acérées se jetta sur l'un d'eux, il ne se remis pas de ses blessures.
L'explorateur mis cap à l'équateur ou les êtres intelligents semblaient moins dispersés, plus nombreux. S'ils se multipliaient là bas c'est certainement à cet endroit qu'ils auraient le plus de chance d'en trouver des réceptifs.
Le module d'exploration quitta les terres gelés, survola les forêts de conifères, puis des montagnes et enfin une jungle luxuriante avant d'arriver à une zone plus aride au bord d'une mer intérieure. Ici les animaux intelligents vivaient beaucoup plus dénudés, il faisait très chaud.
Ils étaient là à gesticuler sur des pierres, mi debout, mi à quatre pattes lorsqu'ils leurs apparurent. Les animaux intelligents fuirent de peur dans une grotte à proximité ,hurlant et gesticulant. L'un d'eux, un jeune s'était jeté par terre, il semblait dans un état de peur intense, tremblant de tous ces membres.
L'explorateur s'approcha de lui. Sa silhouette fine et longiligne, ses tubes respirant interfacés entre ses orifices respirant lui donnaient une allure terriblement hostile. L'animal gisait au sol, les yeux écarquillés, il poussait de petits cris apeurés.
L'explorateur déploya une onde de réconfort et de paix intérieure qui apaisait tout de suite l'animal.
-film le , je veux notre représentation holographique pour notre exobiologiste.
- mais leur science est quasi inexistante
- je sais c'est justement ce genre de preuves dont j'ai besoin. Il me faudra démontrer qu'il s'agit de proto intelligences dénués d'intérêt.
- regardez ils s'agitent dans la grotte, on dirait qu'ils veulent récupérer celui ci.
En effet, trois animaux s'étaient avancés de quelques mètres et brandissaient des bois secs dans leur direction avec des cris plus rauques en signe d'avertissement.
L'équipe d'exploration décida de ne pas interagir davantage. Ils rembarquèrent.
Le navigateur de bord indiqua à l'explorateur en chef un haut plateau ou des grottes similaires semblaient abriter d'autres groupes intelligents.
A peine posés ils remarquèrent une chose étonnante sur les parois rocheuses.
- chef il faut que vous filmiez ça. C'est incroyable. Regardez !
- ...mais pourquoi font-il ça?
- sur la roche étaient représentés des informations de façon colorés, avec des couleurs provenant du sang des autres animaux ou de la terre ocre. Selon la tonalité qu'ils avaient utilisés, les figures exprimaient des états différents.
-mais qu'est ce que ça veut dire ? Ils n'ont pas la technologie de la représentation holographique...filmez tout ça.

Dans un recoin plusieurs silhouettes bougèrent, ils étaient trois, recroquevillés, ils s'étaient cachés, apeurés par les présences de créatures aussi grandes, aussi monstrueusement laides.
- regardez chef l'un d'eux s'approche
- surtout film le ! Je veux tout montrer
L' animal rampait, visiblement tétanisé puis il posa sur une pierre plate, à l'aide d'un de ses membres préhempteur quelque chose à l'attention des explorateurs.
Ceux ci se trouvèrent alors confrontés à un terrible dilemme.
Si nous acceptons, dit le second, nous devons lui donner quelque chose.
- Jamais un premier degré ne nous à mis dans une situation d'échange. Que pouvons nous faire? Je n'ai rien qui soit exploitable par ces êtres. Et si nous ne pouvons honorer l'échange cette mission sera considéré comme un échec, alors même que nous venons de découvrir quelque chose d'extraordinaire.
- mais si nous leur donnions quand même quelque chose? N'importe quoi !
- il n'y a rien qui puisse leur être utile. Nous devons détruire nos preuves maintenant sinon la situation sera pire encore sur le transbordeur. Jamais l'exobiologiste ne voudra entendre raison.
-mais nous, nous savons, nous ne pourrons oublier, forcémznt un jour l'un de nous parlera, nous irons alors tous en cours martiale.
- je sais mais que puis-je leur donner
-réfléchissez il y'a bien quelque chose
...
Lorsque l'équipe d'exploration fut de retour sur le transbordeur, l'explorateur demanda à parler d'abord au capitaine et à l'exobiologiste avant d'informer l'équipage.
- eh bien que nous rapportez vous? Demanda impatient l' exobiologiste à peine entré dans la pièce
-vous aviez raison je dois dire. Il y'avait la bas une chose que nous ne pouvions ignorer.
Nous avons fait une découverte qui risque certainement de vous valoir une nouvelle médaille . Et à nous une belle augmentation.
- alors dites moi! L'exobiologiste avait les yeux brillants.

L'explorateur qui se trouvait dans la meilleure partie de son job, celle où il dévoila le trésor découvert comptait prendre tout son temps pour en énoncer la terreur.
Il commença par montrer les premiers films des tribus des glaces chassant un mammouth, puis s'éparpillant au passage du vaisseaux d'exploration. Ensuite il montra l'approche de la première tribu, puis vient le moment de découverte des fameuses grottes du haut plateau. La représentation holographique représentait la scène à l'identique comme si on y était. C'était une copie parfaite. A présent on voyait l'explorateur montrer la parois rocheuse emplie d'informations gravés par l'animal intelligent. Le capitaine et l'exobiologiste en restèrent bouche bée.
- c'est incroyable! Repris ce dernier, ce sont des signifiants du monde qui les entoure, regardez on voit bien qu'il s'agit des animaux qu'ils chassent ainsi que des chasseurs. Pourtant ce sont des images imparfaites et voulu ainsi je crois. Regardez le choix des couleurs, les angles de vision ainsi que la taille exagérément démesuré qu'ils donnent à leurs chasseurs.
- oui, répondit l'explorateur, ils n'ont pas la technologie holographique et pourtant ils veulent représenter leur monde...ils arrivent à modéliser ce besoin malgré la non technologie
- c'est exact, mais notez bien qu'ils déforment ce monde imagé qu'ils se représentent, et ceci volontairement. La taille plus imposante de certains chasseurs signifie sans doute leur importance, et les couleurs choisis diffèrent pour deux animaux identiques...ils donnent une valeur sociale à leur monde grâce à leur art figuratif.
C'est la première fois que j'observe un tel phénomène chez un premier degré. D'habitude l'apport de la technologie arrive d'abord, c'est seulement ensuite que les projections mentales sont utilisés sur les technologies de modélisation des environnement. Ceci afin d'apporter une finesse dans l'information.

A ce moment la caméra montre l'animal qui s'approche peureusement du groupe d'explorateurs et pose avec son membre préhempteur des objets sur une pierre plate. L'explorateur savait que c'était le point d'orgue de son film, il jubilait d'avance. Il ne s'était pas trompé, l'exobiologixte fit un bon en avant.
Mais c'est pas possible! Il vous propose un échange ! Que vous a t'il donné, ce sont...
- les voici, l'explorateur tendis l'un de ses nombreux membres, découvrant deux morceaux de pierres polis et taillés à l'image de deux animaux que ces êtres affectionnaient tant à chasser.
- regardez ça! Ils ont déformé leur tète, ce qui leur donne plus d'importance, les distinguant des autres animaux, la tête est aussi grosse que le corps...mais, et à ce moment là l' exobiologiste se tourna vers l'explorateur, que leur avez vous donné en échange ? Comment et c'est bien ce qui me trouble le plus, avez vous réussi à honorer les règles de votre guilde avec ces proto-intelligences ?
- en effet ce fut un sujet de dilemme avec mes équipiers. Comment vous ramener l'information et la considérer comme approuvable si l'échange n'était pas honoré. D'autant plus problématique que nous n'avions pas choisi de nous même l'échange, s'était alors une situation ou il nous fallait soit avancer soit repartir en détruisant nos traces de découverte...en acceptant les conséquences possibles.
-mais vous avez trouvé quoi leur donner
- oui c'est exact
-tout le monde attendait
-j'avais remarqué dans leurs méthodes de chasse qu'ils utilisaient des bois pointus auquel ils avaient attaché des silex taillés de façons à crevé le cuir de l'animal et à le blesser mortellement dans ses chairs. Seulement cette méthode obligeait un corps à corps ou du moins une proximité entre les chasseurs et les animaux qui souvent finissait tragiquement pour certains d'entre eux.
Je décidais donc d'influer dans son mental l'image d'un nouvel outils de chasse. Toujours un bois mais agrémenté d'une tige souple à base de crin de mammifère qui leur permettrais de propulser de loin leurs "flèches" sur ces animaux, les tuants ainsi à distance. Ce procédé à émergé dans beaucoup de civilisations.
- et comment l'a t'il reçu?
- il l'a parfaitement accepté, au début un peu désorienté, puis il a filé droit dans sa grotte en gesticulant
-c'est bien cela qui est encore plus troublant ,qu'il l'ai accepté aussi facilement sans jamais l'avoir imaginé auparavant. Un premier degré l'aurais refusé, en aurait eu peur, aurait considéré une idée exogène comme une persécution mentale sans en comprendre la terreur.
- mais explorateur, intervient le capitaine, comment avez vous pu prendre ce risque de leur donner si précocement un tel outils; ils probablement si bien s'en accommoder qu'ils l'utiliseront pour se tuer les uns les autres, divisant les tribus entre ceux qui la possède et les autres, ce sera une sélection déclenché par la possession de la technologie.
-capitaine, il me fallait leur laisser quelque chose et je sais que tôt ou tard ils auraient appris à tuer à distance, et inévitablement les ségrégations culturelles liés à la connaissance de la technologie auraient déclenché des guerres tribales.
La sélection naturelle qui en résultera sera non plus un animal mais un être du 2nd degré d'intelligence qui continuera à évoluer avec la technologie, d'ici, disons 1 millions d'années, et là ce ne sera plus notre problème!
L'exobiologiste se tourna alors vers les deux autres et s'adressa à eux comme s'il portait un fardeau énorme sur ses tentacules pendantes et fatigués.
- mais ils ont acceptés...et ils arrivent à donner vie à leur proto culture alors même qu'ils n'ont aucune technologie, regardez à la vitesse ou ils ont compris, regardez leur adaptabilité à leur milieux naturel si hostile!
...qu'en sera t'il dans vingt mille ans? Alors ce sera notre problème à nous tous, à notre descendance!

Les trois être représentants de la race la plus évolué que l'univers
ai jamais connu restèrent silencieux, regardant sur la scène holographique évoluer
ce mammifère intelligent qu'ils venaient de découvrir.
Car alors chacun comprenait qu'ici même débutait la longue mais inévitable chute de leur civilisation.

...et le petit point lumineux perdu dans la noirceur et l'immensité de l'univers qu'était le transbordeur semblait bien fragile face à la tragédie qui se déliait ici même dans l'ignorance générale.

Par mr pink - Publié dans : shortstories
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 14 septembre 2006 4 14 /09 /Sep /2006 11:55

 

Alex aimait par dessus tout ses longues marches dans les canyons rocailleux et désertiques, il aimait errer sur les sentiers poussiéreux à la découverte des vestiges de métal rouillés et tordus. Il espérait toujours y observer une trace de vie, une souris, un insecte, peut être même un serpent, certains en avaient vu un l'été dernier! la vie était si rare ici que le moindre brin d'herbe recueillait toute son l'attention des survivants. Alex était un enfant curieux de nature et pourtant trop souvent renfermé sur son être intérieur, il vivait dans son univers, ces sorties faisaient de lui un explorateur et il s'imaginait héros de la reconquête, passant avec délectation dans son imaginaire à chaque fois qu'il le pouvait. Il restait peu de temps avec ses camarades de jeux...de jeux quand ils le voulaient d'ailleurs, c'est pourquoi Alex préférait ses longues marches à la découverte du monde, de son monde.
Il était de la cinquième génération à naître ici depuis la grande guerre, mais de ceci il ne savait que peu de choses, les adultes avaient choisi de ne pas revenir sur les graves erreurs commises, et la reconstruction acharné demandait toutes leurs ressources, toutes leurs forces vives. Tous les efforts étaient tournés vers l'avenir, l'histoire elle se faisait seule. Les communautés humaines s'étaient regroupés sous terre pour se préserver des effets néfastes, des radiations dues aux anciens bombardements, les routes étaient coupés, les ponts détruits, les moyens de communications entre les communautés restaient donc très archaïques.

Le jour déclinait, cela faisait bien deux heures qu'il était sorti à présent aussi il était temps de rentrer, son indicateur de rayonnement commençait à virer au rouge sombre, Alex repris donc le chemin de la base LA 4, anciennement situé dans la San Fernando Valley, comté de Los Angeles. Aujourd'hui les collines étaient dénudés de toute construction, de toute végétation, de toute vie. Le sol sec et aride, craquelé, laissait difficilement s' exfiltrer quelques mauvaises herbes.
Le long du ravin qu'il longeait maintenant Alex entendis un bruit métallique, se penchant pour mieux voir il distingua un amas de ferraille , le soleil étincelait sur les formes anguleuses, et il semblait bien, oui, que cela bougeait. Enfin peut être qu'il se trompait. Afin d'en être sur il commença à descendre mais la pente d'éboulis était dangereuse et il n'avait plus beaucoup de temps avant de rentrer. Il se résigna donc mais se promis de revenir le lendemain après son travail. car en effet à LA 4, même à 12 ans il fallait travailler.

Le lendemain et dès qu'il fut possible de se libérer Alex fila comme une flèche vers le ravin, il se laissa glisser dans le pierrier, tombant plusieurs fois à la renverse sur les roches, jusqu'à l'amas de fer déchiqueté et là il le vit ! il s'agissait bien d'un robot. C'était la première fois qu'il voyait un robot en vrais, même s'il en avait déjà entendu parler. Celui ci était en mauvaise posture, la moitié de son corps émergeait des débris tordus et fondus alors que la partie sous la ceinture abdominale n'existait plus. Son corps de métal était rongé par l'érosion et seul subsistait dans ses yeux une faible lueur verdâtre.
Il s'adressa d'une voie métallique et très faible à Alex "  je croyais que vous ne m'aviez pas vu hier, merci d'être revenu "
Le garçon n'en revenait pas, il avait trouvé, lui, un robot encore en vie.D'après les adultes il n'existaient plus depuis la grande guerre, cela faisait maintenant un siècle ! il s'apprêtait à lui demander depuis combien de temps il était dans ce ravin quand le robot le devança.
" quel date sommes nous dans le calendrier chrétien ? j'ai perdu ma batterie principale cela fait trop longtemps que j'économise sur ma réserve, j'ai du déconnecter ma base calendaire"
" aujourd'hui nous sommes le 21 avril 2574, depuis combien de temps tu est la ? "
" attend je me remet à jours...oui...cela fait maintenant 103 années, 41 jours, 2 heures et 23 minutes...il était plus que temps que quelqu'un me trouve "le robot tourna lentement sa tête vers lui, " comment t'appelle tu petit? "
" alex, j'habite à coté à LA 4 "
 l'œil du robot vira au orange une demie seconde " LA 4, nous étions donc tout prêt ! écoute je n'ai plus beaucoup d'énergie, il  faudrait que tu m'aide "
Alex était trop excité par sa découverte, il n'y tenais plus, il fallait absolument qu'il demande au robot ce qui était arrivé pendant la grande guerre, puisqu'il avait vécu tous ses événements il pourrais tout lui raconter " robot, je voudrais que tu me raconte la grande guerre "
" comment cela ? tu ne sais donc rien sur la guerre ? je veux bien commencer à te raconter mais j'ai trop peu d'énergie aussi je dois m'économiser, voici une liste d'éléments primordiaux dont j'ai besoin pour me remettre en fonctionnement optimal, il faut que tu te les procures sans rien dire, je veux que cela reste notre secret, si les conservateurs l'apprenaient il me détruiraient et te puniraient ! "
Alex en resta interloqué, qui donc étaient les conservateurs !
le robot sortie d'une interface une feuille imprimé avec les détails techniques des pièces qu'il demandait et il commença à lui raconter
" il y' a maintenant cent vingt trois années les robots vivaient avec les hommes en harmonie.
Il existait deux types de robots, les ménagers, ceux qui était voués à des taches utilitaires, ils pouvaient être des robots d'usines ou encore des robots camions, leur morphologie était dépendante de leur fonction.
Et il y' avait ceux qui pouvait diriger et construire d'autres robots, ceux ci pouvaient parler, on les appelait les androïdes.Ils ressemblaient physiquement aux hommes mais étaient beaucoup plus solides et forts, ils pouvaient aussi assumer des travaux d'ingénierie. C'est ce que je suis, un androïde de dernière génération.

Nous étions conçut pour aider les hommes dans leurs taches quotidiennes afin de leur permettre de ce centrer sur les grands projets d'avenir. L'un de ces grands projet était la conquête des planètes du système solaire.
Les premiers robots qui furent construits ne me ressemblaient pas, ce n'était que des machines dédiés à leur fonction, bien obéissantes, mais qui n'apportaient jamais plus que ce pour quoi on les avait faites.
La seconde génération, la mienne, fut la pierre d'angle d'une nouvelle ères pour l'humanité. Il s'agissait pour les robots d'une évolution aussi importantes que celle de la station debout chez l'homme, elle nous à permis de nous développer nous même et de nous constituer en une race à part entière au service de nos amis les humains. Nos participations communes se multiplièrent et nous commencions à prendre en charge de plus en plus de fonctions réservés aux hommes. L'un de nos premier grand projet mené entièrement par les androïdes fut de  travailler à la construction des villes nouvelles, nous en avons dessiné les plans puis réalisé la supervision. La première d'entre elle, fut érigé dans le golfe du Mexique sur l'océan, une cité extraordinaire de 1900m de haut, un ouvrage qui révélait notre immense capacité à créer aux yeux des hommes. Nous construisîmes ensuite une cité au cœur même de la forêt amazonienne. Puis vint notre plus belle création, antartica, une ville de 3000m de haut accroché à l'antarctique, enraciné au plus profond du continent polaire. Les hommes alors regardèrent vers les étoiles dans de grands projets de conquête des planètes proches. New Manaus, la cité de la forêt amazonienne devint une base de départ vers les premières explorations sérieuses en vue de la colonisation. Mais c'est alors que tout allait bien que la grande dissension se fit entre les hommes. Certain décidés à en finir avec le rôle des robots omnipotents dans la société s'élurent les uns les autres comme conservateurs du genre humain aux seins des grandes institutions humaines. Les androïdes étaient désormais en fonction dans tous les postes clé de la société, aussi ils jugeaient trop grand la dépendance de l'homme. Pourtant nous n'étions là que pour aider et ils ne pouvaient nous accuser de concurrencer leurs décisions, nous n'étions pas d'autres hommes, nous n'étions que des êtres artificiels conçus pour eux et par eux. Certain des plus radicaux nous diabolisèrent et les premiers massacres d'androïdes commencèrent de façons isolé, perpétués par des groupes de terroristes conservateurs. Sans défense les nôtres subissaient.
 Les avantistes, formaient quand à eux le plus grande partie de l'humanité, tous les citoyens conscients de l'aide que nous leur apportions commencèrent alors à élire des représentants qui nous défendirent auprès des conseils unis des nations.
Puis vint un événement capital lorsque le premier androïde fut élu aux nations unis en tant que porte parole de la NATION androïde. Ce dernier acte mis le feux aux poudres. Les conservateurs formèrent des groupes armés qui agirent partout sans plus se cacher avec comme seul but de nous massacrer jusqu'au dernier. Les états, soutenus par une population à majorité avantiste voulaient continuer à faire vivre leurs cités maintenus par nos ingénieurs et ouvriers androïdes, ils avaient besoin de nous dans les villes nouvelles. Ils levèrent alors des polices anti terrorisme et créèrent les brigades de la paix. La lutte devint acharné sur le plan politique, les états se divisèrent alors. l' amérique du nord et du sud, poursuivant son programme spatial coûte que coûte et ayant besoin de toujours plus d' androïdes. l'europe revisité par le spectre des nations totalitaires de la seconde guerre mondiale  s'enflamma toute entière au nom des citoyens libres de la terre. Ces derniers prirent les armes et éradiquèrent les andoïdes de leur continent. Quand il en eurent finis avec nous sur leur sol, ils se tournèrent vers l'amérique. Ce fut alors la grande guerre... "
A ce point du récit le robot s'arrêta " il ne me reste pas beaucoup d'autonomie, je te raconterais demain le début de la grande guerre, mais  tu doit trouver de quoi me réparer, notamment une batterie de quatrième génération , il y' a sûrement encore des ateliers ? "
" oui bien sur , et j'y travaille, je pense pouvoir m'en sortir si je demande à mon professeur "
le robot grinça "  non surtout pas, nous ne savons pas de quel camp il est, aux derniers mois de la guerre les camps était si divisés qu'ils n'était plus possible de savoir qui était conservateur ou avantiste, les hommes s'entretuaient sur leurs propres territoires, dans leur propres villes, entre personnes de la même famille !  "
" d'accord, je reviendrais demain avec ce qu'il faut"
alex fila excité comme jamais devant cette découverte. Il n'en revenait pas de ce que l'andoïde lui avait appris. il voulait en savoir davantage encore, aussi dès le lendemain matin il se mit en quête de la batterie tant utile. Par chance il travaillait déjà à l'atelier de récupération et traitement des machines usagés. Son professeur le voyant fouiner s'intéressa à lui. " alex, je te trouve très énervés, que cherche tu dans l'entrepôt ? "
Alex avait juré le secret, il imagina donc de gagner du temps.
" Monsieur, je ne voudrais pas vous manquer de respect mais j'ai un projet secret, si vous me laissez prendre ce que j'ai besoin je vous le montrerais une fois finis "
" ah bon, mais sait tu quand même que si je mens par omission je risque ma place dans l'atelier, tu pourrait m'en dire plus si tu veux que je te laisse faire ? "
" en bien , ce n'est pas facile Monsieur "alex hésitait il avait promis au robot de ne rien révéler de son existence  " c'est à dire monsieur êtes vous avantiste ou conservateur ?"
le professeur resta interloqué, puis se ressaisissant il souria " je vois, il s'agit d'un jeux entre vous hein ? bon je te laisse faire mais dans à la fin de la semaine tu me montrera ce que vous avez bricolé, et on verra bien ce qu'on en fera "
Alex n'attendait pas ce genre de réponse, il soupçonnais fortement le professeur d'être un conservateur aussi il se tint beaucoup plus prudent et surveilla lors de ses sorties s'il n'était pas suivit.
" deux jours " lui dit le robot " c'est plus qu'il n'en faut si tu trouve ces nouveaux matériaux mais avant tout laisse moi remettre la nouvelle batterie " un clapet s'ouvrit, une masse sombre et compacte en sortie sur laquelle figurait une caution dangers. Il s'en empara et la jeta au loin, elle résonna " clang " sur le métal déchiqueté. Il inséra la nouvelle, le clapet se referma et tout de suite ses yeux brillèrent d'un orange intense, il étira son long coup de titane, décoinça ses bras de l'amas de métal et parla d'un voie claire digne de n'importe quel humain " ah je me sens beaucoup mieux maintenant ".
" que va tu faire une fois réparé, si les conservateurs te trouvent ils te détruiront " demanda alex
" j'irais parler au commandant de ta base, je lui dirais que je peux vous aider dans votre reconstruction, que nous pouvons collaborer ensemble comme nous l'avons fait par le passé "
" mais s'il est conservateur "
" alors il me détruira peut être, peut être pas, les choses ne sont peut être plus les mêmes depuis que j'ai été abattu ici à quelque kilomètres de LA 4 "
Alex ne tenait plus en place " comment ca, tu venait à LA 4 ?"
" oui, je pilotais mon planeur pour combattre avec vos troupes quand mon engin à été abattu par la guérilla, j'ai survécu ici mais pendant ce temps la guerre à continué s'est terminé au profit des conservateurs et aujourd'hui il semble bien que je sois le dernier. Je suis de nouveau connecté à notre réseau depuis que tu m'a apporté la batterie et soit il n'existe plus d'autre androïdes, soit les satellites ont tous étés détruits mais j'en doute...je reçois quand même des émissions de l'usine de mexico-station. "
" une usine ? mais de quoi ? "
" une usine de fabrication, j'étais ingénieur en construction d'androïdes, il s'agit d'une usine de fabrication d'androïdes de la dernière génération avant que la guerre ne stoppe tout. L'ordinateur central me répond en ce moment même"
" mais cela veux dire que tu pourrait en fabriquer d'autres comme toi ? nous serions alors aidé dans notre travail ! "
" oui bien sur, si l'usine n'est pas endommagé. Mais elle à été construite en profondeur et était censé être autonome pendant un demi siècle, hors matières premières dédié à la construction des androïdes bien sur. Mais les premiers états données par l'ordinateur central semblent positifs "
Alex n'y tenais décidément plus " raconte moi la suite de la guerre "
" ah oui, j'en était donc au début du conflit , lorsque l'europe décida à elle seule de détruire tous les androïdes de la surface de la terre. L'Amerique et notamment ces cités artificielles avaient besoins de nous, ils continuèrent à nous produire, mais le conflit grondait. Les armes furent levées, les armées prirent position. Et l'homme comme seul il en est capable s'acharna à se détruire lui même. Je ne sais plus d'où commença la première offensive, mais les uns ripostèrent aux autres et ce fut l'embrasement le plus total. Les missiles intelligents se guidaient seuls sur leurs objectifs, les villes furent rasés une à une des cartes, des millions de citoyens furent tués. Les survivants fuirent dans les montagnes pendant que les armées avançaient dans les zones irradiés et hostiles. après deux ans de ravages , on ne savait plus qui était qui, mais les instances dirigeantes étaient toujours au pouvoir et les trois grandes cités artificielles toujours debout. Les androïdes où qu'ils soient étaient de toute façons massacrés dans la fureur de ceux qui les tenaient pour responsables. Néanmoins les trois grandes cités continuaient leur programme spatial l'estimant désormais comme seul sortie probable de l'humanité. puis l'Europe révéla une arme secrète qu'elle avait placé avec la chine en orbite. Un réseau de satellites fit feux au même moment et détruisit les cités. L'Amérique riposta avec le soutiens de tous ces alliés, le second grand embrassement ravagea toute la terre. Les survivants se terraient dans des complexes qui portaient le nom de leurs anciennes cités. Il sembla à ce moment que les conservateurs avaient gagné, notamment par le massacre de millions d'innocents avantistes. Et nous, où que nous soyons, nous étions chassés et détruits. Je regagnais alors une des rares positions encore en soutiens auprès des avantistes quand je fut abattu en plein vol .la suite ce sont ces cent trois années à attendre que quelqu'un me remarque. Au début il n'y avait personne, puis les plantes et animaux commencèrent à réapparaître petit à petit, mais toujours pas de trace de vous les humains "
à ce stade un nouveau feuillet sortie de l'interface du robot. "je continuerais demain mais pourrait tu m'apporter ces pièces, il me faut réparer mes jambes, mes rotules, me rendre à nouveau mobile, je te raconterais alors comment je pense vous aider, mais je t'en pris garde le secret tant que je suis vulnérable, s'il existe encore des conservateur ici il me détruiraient sans pitié "
Alex rayonnant rentra à la base. Dès le lendemain il fouina dans l'atelier cherchant les métaux et pièces demandés par l'androïde.
" eh bien mon garçon où sont tes camarades, ne me dis pas que tu fait tout ca tout seul, demain tu me montrera ce que tu fait "le clin d'œil de son professeur ne faisait que rendre encore plus méfiant Alex. Il chercha partout jusqu'à trouver les pièces demandés. Au moment de partir bien sur il s'assura que personne ne le suivait. Désormais à chaque fois qu'il croisait un adulte il se posait cette question, conservateur ou avantiste ? quand à ses camarades ils ne les voyait même plus, totalement passionné par ce robot qui l'attendait là bas dans le ravin et qui lui raconterais la vérité sur la guerre, sur cette époque qu' Alex n'avais pas connu, cette époque que les adultes cachaient. La reconstruction leur demandait trop d'effort et les cicatrices encore présentes partout dans le paysage, les carcasses métalliques des grandes machines de guerre sortaient encore du sol, rouillés, érodés, mais toujours là pour rappeler l'horreur commise un siècle plus tôt. La vie dans LA 4 était rythmé par le travail et la survie de la communauté, les échanges rares avec d'autres communautés avaient fait de la ville souterraine de deux mille âmes un isolat perdu dans la rocaille de l'ancienne vallée de californie. Parfois Alex voyait les hommes partir plusieurs jours en reconnaissance puis revenir avec le matériel récupéré, il espérait bientôt, enfin pas avant 14 ans , rejoindre ceux qui exploraient les terres mortes. Mais ce matin son fardeau lui semblait bien léger et de bon pas il ralliait ce ravin , descendait le pierrier vers son nouvel amis qui patiemment avait attendu si longtemps.
L'androïde commença tout de suite sa réparation avec les outils et matériaux que transportait Alex et tout en parlant il vissait, découpait , soudait. La réparation prendrait du temps, surtout la connexion des circuits autonomes aux synaptiques de l'épine dorsale du robot. Pas facile d'opérer lui même, il avait hésité à demander à Alex de l'aider, mais l'opération était trop précise pour un humain non formé à la robotique. Et il n'avait plus vraiment le temps car bientôt ils viendraient, comme toujours...
Pendant ce temps le garçon écoutait l'histoire de la guerre, de la grande guerre
"  les humains ne prirent pas les armes tout de suite, même si le premier embrasement raya de nombreuse villes de la carte, se furent d'abord des légions de machines de guerre qui se déployèrent, luttant contre les machines du bloc adverse. La fureur des attaques détruisait tout, calcinant les forêts et rasant les collines. L'aviation entièrement robotisé bombardait avec précision les divisions de blindés. Néanmoins les armes restaient assez conventionnelles, des armes à détonation et à explosion, aussi puissantes soit elles. Les civils des cités avaient été tués lors des premières salves de missiles intelligents, ils ne craignaient plus rien des machines qui s'entre déchiraient métal contre métal, mais fuirent dans les montagnes pour se cacher et éviter une seconde salve. Pendant ce temps le second embrasement se préparait avec de nouvelles armes.
L'amérique dont les trois grandes cités artificielles travaillaient dur, préparait sa riposte autant qu'elle continuait à produire des androïdes destinés à travailler sur le programme de conquête spatiale. Peut être qu'à ce moment , trop certains de leur victoire ils ont négligé la puissance de l'europe unie qui elle aussi préparait son attaque. Antartica conçut une arme terrifiante mais les espions firent bien leur travail, aussi dès que l'europe en appris l'existence ils avancèrent de plusieurs mois leur offensive, le risque était trop grand, il fallait frapper tout de suite et très fort, il en allait de la survie de l'espèce. Antartica avait conçu à l'aide des ingénieurs androïdes des foreuses de grande profondeur, elles étaient lancés vers les points stratégiques de la grande europe et personne ne pouvait soit les récupérer soit les détruire une fois en action. Arrivés à destination les foreuses déclencheraient une charge nucléaire, cinq mille foreuses idéalement répartis, en explosant, fissuraient la plaque eurasienne et déplaceraient les courants de convection magmatiques qui sous la pression jailliraient en de multiples points volcaniques. Une fois le processus engagé personne ne savait quelles conséquences dramatiques cela pouvait opérer sur la planète. Aussi New Manaus préparait la mission de replis vers les planètes proches. Mais l'europe ne leur en laissa pas le temps. Elle frappa, et de toute ses forces ! Allié de la chine elle avait construit en un temps record un réseau de satellites. Il fut déployé en direction des cités artificielles. Lorsqu'ils s 'éveillèrent, tous ensembles, un grand silence tomba comme une chape de plomb sur le monde du vivant. Les animaux au plus profond des jungles et au plus loin des steppes regardèrent tous vers le ciel le changement annoncé, les machines de guerres stoppèrent leur route, ne recevant plus aucun signal. les hommes sentirent cette énergie qui enflait dans le ciel. L'air ionisé, chargé comme un milliard d'orages s'enfla jusqu'à nier la force de pesanteur, s'enfla encore et encore jusqu'à se déchirer, s'enflammer. Les rayons de la mort pointés sur les trois grandes cités s'abattirent tous au même moment...annihilant en un instant le camps adverse. Le réseau de satellites n'y résista pas, tout contrôle par onde radio fut perdu.
Le camp avantiste n'avait pas perdu, il n'existait tout simplement plus.
Les armées des conservateurs sortirent alors des abris souterrains à la recherche des derniers avantistes ou androïdes à massacrer. "
A ce stade du récit l'androïde stoppa net, il se tourna vers alex "il faut que je rentre en contact avec l'usine de New Mexico, elle me servira de relais pour établir un nouveau réseau avec les sites androïdes encore en état, je vais avoir besoin de la nuit pour ca, peux tu revenir demain, alors je t'accompagnerais à LA 4 et nous verrons le superviseur, il comprendra tout le bien que je pourrais apporter à la reconstruction "
Alex se leva net " je reviendrais demain à la première heure, c'est mon jours de repos, quand est ce que tu pourra marcher ? "
L'androïde n'en avait pas encore finis avec les micros soudures de son épine dorsale "  encore une heure ou deux de patience petit, bientôt, oui très bientôt, garde notre secret, demain tes parents seront fiers de toi "
Alex souria naïvement " mais... je n'ai pas de parents !"
Il remonta le pierrier sous le soleil rasant et ocre de la fin d'après midi. Derrière lui le robot tout à sa tâche ne le regarda même pas s'éloigner.

Le lendemain matin il fit un crochet à l'atelier, car même les jours de repos il était d'usage de saluer son équipe. Son professeur n'était pas seul, il l'attendait avec deux responsables de l'ordre intérieur de la communauté, leurs regards sombres semblaient de bien mauvaise augure et Alex se demandait combien de temps ils allaient retarder son escapade familière.
L'homme le plus grand qu'il avait déjà vu de loin se pencha vers lui " mon garçon , nous voudrions te demander une chose très importante, nous avons besoins de ton aide, tu veux nous aider n'est ce pas ? "
" tu a parlé à ton professeur des conservateurs et des avantistes, c'est très important pour nous, que sait tu d'eux exactement, a tu trouvé quelque chose que tu nous cache ? "
Alex ne voulait pas parler du robot , il avait juré le secret " je ne sais pas monsieur, c'est des histoires qu'on raconte, moi je ne fait que répéter "
" et de quoi parles ces histoires, est ce qu'elles parlent de la guerre ? "
" oui monsieur, mais je ne sais rien de la grande guerre qui les a opposés "
les hommes se regardèrent soudain "  opposés dit tu ? mais ils n'ont jamais été opposés.. "
Alex se sentait mal, il n'arrivait pas à mentir devant des hommes " ce n'est pas moi monsieur c'est lui qui m'a dit que... "
" mais qui lui ? "
" le robot monsieur, l'androïde que j'ai trouvé au fond du ravin ! "
Le deux hommes se décomposèrent au mot androïde, celui qui était au second plan tomba lourdement sur sa chaise "  non de dieu John...il a trouvé un androïde...c'est pas possible ! un androïde ! qu'est ce qu'on va faire ? "
John s'accroupit et tint les mains d'Alex pour le rassurer " écoute Alex, les avantistes ne ce sont jamais battus avec les conservateurs, ils se sont justes opposés sur le plan politique sur la façons d'en finir avec les robots lorsque ceux ci prirent le pouvoir sur terre. Les androïdes sont devenus arrogants et incontrôlables, ils se mirent à mentir, puis ils décrétèrent le règne de la nation androïde et ils n'étaient pas prêts à partager. Ce sont eux qui nous ont attaqués, ils ont tués sans pitié des milliards d'entre nous, tuant les femmes et les enfants sans distinction, ils ont rasés nos villes avec des bombes nucléaires, brûlés nos forêts, arasés nos collines, pollués nos mers, ils ont pris le contrôle absolu et ont voulu nous annihiler de la planète, Alex ! Nous avons presque été anéantis lorsque finalement nos chercheurs mirent au point la bombe à impulsion magnétique-atmosphérique, elle créait un champ magnétique puissant qui déconnectait les fonctions neuronales des androïdes, coupant leurs synaptiques artificiels. La vapeur fut inversé et rapidement les survivants purent enfin sortir des abris atomiques. Les androïdes furent alors chassés et tous détruits. Nous décidâmes de ne plus jamais en parler, d'oublier pour nos générations futures cette horreur tu comprend. Et maintenant qu'a tu fait ? un seul d'entre eux et tout pourrait recommencer, qu'a tu fait ? "

Alex les suivis dans la jeep de reconnaissance  jusqu'au ravin, les fantassins dévalèrent la pente, retournèrent les débris mais ils ne trouvèrent rien d'autre que la vieille batterie, elle fut amené au commandant de l'unité " arrosez moi tout le secteur avec des bombes  magnétiques, donnez ordre à l'aviation de sortir immédiatement, il va falloir le retrouver où qu'il soit " puis se tournant vers Alex il le regarda avec pitié " et dire qu'il a attendu un siècle patiemment, il a attendu jusqu'au bout qu'un enfant vienne pour abuser de son innocence ...un siècle... "

trois chasseurs survolèrent la petite troupe dans un rugissement de tonnerre...au loin les premiers champignons atomiques commençaient leur lente floraison sous l'implacable soleil de la veille et décrépie californie.

 



Par mr pink - Publié dans : shortstories
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus